Les principales maladies du nourrisson

22/02/2023

Les maladies du nourrisson sont une réalité malheureuse de la prise en charge d’un nouveau-né. Si certaines maladies peuvent être gérées par une bonne hygiène, d’autres nécessitent une attention médicale. Quoi qu’il en soit, il est important de comprendre les maladies courantes qui peuvent affecter votre bébé afin de prendre les mesures adéquates pour protéger la santé de votre petit.

Globalement

La maladie la plus courante chez les nourrissons est le rhume. Les symptômes comprennent un écoulement nasal, une toux, des éternuements et de la fièvre. Bien qu’il ne soit pas grave, vous devez contacter votre médecin si le rhume persiste pendant plus de deux semaines ou si la température de votre bébé atteint 38°C (101°F).

Les autres maladies fréquentes chez les nourrissons comprennent la gastro-entérite, les infections des voies urinaires, les éruptions cutanées et les infections de l’oreille.

La gastro-entérite est une infection des intestins qui peut provoquer des vomissements, de la diarrhée et de la fièvre.

Les bactéries sont à l’origine des infections des voies urinaires. Celles ci se traduisent souvent par des mictions fréquentes, une sensation de brûlure pendant la miction et de la fièvre.

Les éruptions cutanées peuvent être causées par une variété de maladies.

Les infections de l’oreille se produisent lorsque du liquide s’accumule dans le conduit auditif, provoquant des douleurs, de la fièvre et des difficultés à entendre.

En ce qui concerne les maladies infantiles, la prévention est la clé. De bonnes pratiques d’hygiène peuvent contribuer à réduire le risque pour votre bébé de contracter un virus ou une infection. Il s’agit notamment de vous laver les mains avant de manipuler votre bébé, d’éviter tout contact avec des personnes malades et de nettoyer les surfaces qui ont pu entrer en contact avec des germes. En outre, veillez à mettre à jour toutes les vaccinations recommandées pour votre petit afin de le protéger contre des maladies graves comme la rougeole et les oreillons.

En comprenant les maladies courantes qui peuvent toucher les nourrissons, vous serez mieux préparé à détecter les signes de maladie.

Focus sur l’Afrique

L’état de santé des nourrissons en Afrique est un sujet de préoccupation majeur pour les professionnels de la santé et les gouvernements de la région. En effet, l’Afrique est l’un des continents les plus touchés par la mortalité infantile, avec un taux de décès d’environ 52 pour 1 000 naissances vivantes en 2021, selon l’Organisation mondiale de la santé. Des centaines de milliers d’enfants de moins de cinq ans tombent malades chaque année.

Les causes principales de mortalité infantile en Afrique sont liées à la malnutrition, aux infections, aux complications liées à la grossesse et à l’accouchement, ainsi qu’aux maladies diarrhéiques et respiratoires. Les nourrissons africains sont également exposés à des risques environnementaux tels que la pollution de l’air, l’accès limité à l’eau potable et aux installations sanitaires de base. Ces diverses maladies peuvent avoir des conséquences dévastatrices telles que la malnutrition, un retard de croissance, des handicaps à long terme ou même la mort. 

1.Le paludisme

Le paludisme, une maladie du nourrisson en Afrique
Le moustique, transmetteur du paludisme

Le paludisme est l’une des maladies les plus courantes et les plus dévastatrices en Afrique, entraînant des taux de mortalité élevés chez les nourrissons. Ils représentent 16% des décès d’enfants de moins de 5 ans. Le paludisme est transmis par les piqûres de moustiques et peut provoquer de la fièvre, des frissons et de l’anémie. La transmission du paludisme est maximale pendant la saison des pluies et peut être exacerbée par des facteurs environnementaux tels que l’eau stagnante, qui créent des conditions idéales pour la croissance et la propagation des moustiques porteurs du paludisme.

On estime que chaque année, plus de 300 millions de cas de paludisme surviennent en Afrique subsaharienne, entraînant plus d’un million de décès par an. Le manque de fonds pour la pulvérisation d’insecticides et la pauvreté généralisée empêchent de nombreuses familles de prendre des mesures préventives telles que l’utilisation de moustiquaires ou le port de vêtements de protection. 

Quel traitement ?

Le moyen le plus efficace de se prémunir contre le paludisme est la prévention. Elle est la basée sur l’utilisation de moustiquaires imprégnées, l’assainissement des lieux de vie, ou encore l’utilisation des pommades révulsives. En cas de diagnostic avéré, malheureusement la plupart des médicaments antipaludiques ne sont pas formulés pour le nourrisson. Néanmoins, une adaptation des doses de certains antipaludéens en place peut être faite. En cas de paludisme grave, il faut absolument aller à l’hopital. L’enfant doit y etre placé sous traitement médicamenteux et sous surveillance.

2.Les Infections respiratoires

Les infections respiratoires sont une autre cause majeure de mortalité chez les nourrissons africains, représentant 13 % des décès d’enfants de moins de 5 ans. On peut dénoter des maladies telles que la pneumonie, la bronchite et la tuberculose. Ces affections sont souvent le résultat de mauvaises conditions d’hygiène et de nutrition, ainsi que de facteurs environnementaux tels que la pollution atmosphérique et le surpeuplement.

Ainsi, les agents pathogènes responsables peuvent être diverses bactéries, virus ou champignons. Ceux ci se propagent facilement par contact avec une personne infectée ou un environnement contaminé. 

Quel traitement ?

Les bronchites (atteinte des bronches) et bronchiolites (atteinte des bronchioles) sont très fréquentes (90 % des infections respiratoires basses) et le plus souvent d’origine virale (cf pediatre-online.fr). Les antibiotiques sont donc à proscrire dans ces cas. Le traitement soulagera les symptômes, notamment par la physiothérapie thoracique, l’oxygénothérapie et l’air humidifié.

En ce qui concerne la tuberculose, un cocktail d’antibiotiques (isoniazide, rifampicine, pyrazinamide, éthionamide et éthambutol, et parfois d’autres médicaments) sert de traitement en cas de maladie active. Le traitement dure au moins 6 mois.

3.Les Maladies diarrhéiques

Les maladies diarrhéiques représentent 12 % des décès chez les enfants africains de moins de 5 ans. Les maladies diarrhéiques courantes comprennent le rotavirus, le choléra et la shigellose. Divers facteurs en sont à l’origine, notamment un mauvais assainissement, de l’eau contaminée et une alimentation inadéquate. La diarrhée est un autre problème majeur en Afrique, où elle est responsable de plus de 600 000 décès de nourrissons par an.

Quel traitement ?

Selon le VIDAL, le traitement le plus important est d’éviter la déshydratation et la perte de sels minéraux. Le nourrisson atteint doit donc boire suffisamment d’eau par petites quantités. Ceci se fait par l’intermédiaire de liquides riches en sucres et en sels minéraux. Les solutés de réhydratation orale sont les produits à privilégier. Il est à noter qu’avant l’âge de 18 mois l’eau et toute boisson autre que les solutés ne conviendront pas pour réhydrater le bébé.

En cas de symptômes de type fièvre ou spasmes abdominaux, du paracétamol et des médicaments antispamodiques peuvent être administrés.

4.La Malnutrition

La malnutrition est l’un des problèmes les plus graves affectant les nourrissons et les jeunes enfants en Afrique.

On estime qu’un tiers de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans sont attribués à la malnutrition. La malnutrition est le résultat d’un accès insuffisant à la nourriture et à l’eau potable, ainsi que de mauvaises conditions sanitaires. Des facteurs environnementaux tels que la sécheresse, les inondations et les déplacements dus aux conflits exacerbe la mauvaise nutrition. La malnutrition peut entraîner des retards de croissance, une diminution de la résistance aux infections et une augmentation du risque de mortalité.

Quel traitement ?

En cas de malnutrition aigue sévère, l’OMS recommande d’administrer aux enfants qui ne nécessitent pas une hospitalisation des aliment énergétiques spéciaux et des antibiotiques en cas d’infection. Un antibiotique à large spectre comme l’amoxicilline permet à l’organisme de l’enfant de résister aux infections courantes telles que la pneumonie et les infections urinaires, qui peuvent être mortelles pour ce groupe d’enfants. A titre préventif on peut également en administrer, car le système immunitaire d’un enfant dénutri est à l’arrêt. Le corps est donc vulnérable aux infections.

5.Le Tétanos néonatal

Le tétanos néonatal est une cause majeure de décès chez les nourrissons africains, représentant 7 % des décès d’enfants de moins de 5 ans. L’agent pathogène est une bactérie présente dans le sol ; elle se transmet aux nouveau-nés par des pratiques d’accouchement non hygiéniques. Le tétanos néonatal survient le plus souvent lorsqu’on coupe le cordon ombilical à l’aide de techniques non stériles ou lorsqu’on applique des remèdes traditionnels non stériles au moignon du cordon ombilical. Les accouchements effectués par des personnes qui ont les mains sales ou sur une surface contaminée sont une source de transmission supplémentaire.

Quel traitement ?

L’administration d’immunoglobulines spécifiques associée à une antibiothérapie pour détruire les bacilles tétaniques persistant au niveau de la porte d’entrée constitue le traitement de base. Les autres mesures thérapeutiques consistent au traitement local de la porte d’entrée, à une vaccination antitétanique et à une administration de myorelaxant.

Malgré les progrès réalisés, le tétanos néonatal persiste dans les pays du tiers monde. Non traitée, cette maladie a un taux de létalité avoisinant 100 %. Actuellement, seule la prévention est efficace par la généralisation des vaccins contenant une anatoxine tétanique, l’amélioration des conditions d’hygiène à la naissance et l’instauration d’une surveillance efficace. (Source EM-consulte)

6.Les autres maladies

Les autres maladies infantiles courantes qui touchent les pays africains sont la rougeole, la rubéole, la coqueluche et la méningite.

La rougeole est une maladie virale très contagieuse qui est également une cause majeure de décès chez les nourrissons africains, représentant 5 % des décès d’enfants de moins de 5 ans. Les épidémies de rougeole sont encore fréquentes en raison des faibles taux de vaccination dans de nombreuses régions du continent. En cas de non vaccination, le corps du bébé malade devra combattre la maladie. Le traitement ne s’applique qu’aux symptômes. Pour faire baisser la fièvre, la toux et le mal de gorge, le médecin prescrira des médicaments. En outre, il pourra prescrire des antibiotiques s’il existe un risque de surinfection bactérienne.

La rubéole est une infection virale qui peut provoquer des malformations congénitales et des fausses couches chez les femmes enceintes. La vaccination de la mère avant la grossesse peut prévenir l’infection chez le fœtus. Malheureusement, il n’existe aucun traitement spécifique pour cette infection.

La coqueluche est une maladie infectieuse qui provoque de graves quintes de toux et des difficultés respiratoires chez les nourrissons. Le médecin prescrira des antibiotiques de la famille des macrolides dans les trois premières semaines d’évolution de la maladie. La prévention via les vaccins reste très efficace.

La méningite est une inflammation du cerveau ou de la moelle épinière causée par des bactéries ou des virus. Le traitement de la méningite bactérienne se fait par intraveineuse d’antibiotiques.

Pour finir

Plusieurs facteurs contribuent au taux élevé de mortalité infantile en Afrique, notamment la pauvreté et l’accès insuffisant aux soins de santé. La pauvreté pousse les familles à quitter les zones rurales, où les soins médicaux sont moins facilement accessibles, pour s’installer dans des villes surpeuplées où il leur est difficile de trouver des ressources. En outre, de nombreux pays africains ne disposent que de budgets limités pour les services de santé en raison de leur faible PIB et des politiques en place, ce qui conduit à des soins médicaux non conformes aux normes et un manque d’accès aux soins préventifs et au diagnostic précoce des maladies.

Malgré les efforts considérables déployés pour réduire les taux de mortalité infantile en Afrique, ces maladies restent un problème de santé majeur pour la population du continent. Pour remédier à ce problème, il est essentiel d’améliorer l’accès aux soins préventifs et au diagnostic précoce des infections, de fournir une alimentation et des installations sanitaires adéquates, d’accroître la sensibilisation et les campagnes de vaccination, ainsi que de développer des traitements plus efficaces pour ces maladies. En outre, il est nécessaire d’offrir aux familles des ressources telles que l’éducation sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène, des conseils en matière de nutrition et l’accès à l’eau potable.

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